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27.02.2008

Paris selon Moleskine

En autres obsessions personnelles, je dois avouer avoir un goût immodéré prononcé pour la papeterie.  Ça me tient depuis toute petite cette passion pour les cahiers, carnets, stylos et autres papiers.  Comme si la beauté du support, la qualité du crayon allait me donner l’inspiration.   Plus la page blanche est belle, plus grand est l’espoir que je trouve les bons mots.
Alors vous pensez bien, que Moleskine cela fait un moment que je l’avais repéré, tant de grands noms y avaient couché tant de grandes lignes… Et puis ce look, sobre et élégant à la fois : ce cuir gainé, ce papier soyeux, fin mais pas trop, ce format si adapté pour nous suivre partout… Que des qualités !!! Rien que de l’avoir dans son sac, la classe assurée, l’inspiration certaine…
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Et Moleskine sait bien que son créneau c’est du pain béni avec des greluches comme moi (là greluche est un terme unisexe car un bon nombre de garçons sont aussi concernés par cette addiction) et cherche à diversifier sa gamme (d'ailleurs presque trop dans la course au client car l'apparition de petits carnets pastels loin du sobre modèle original ne me parait pas de la meilleure inspiration, de même que ces modèles à couverture souple car pour moi c'est bien la couverture dure permettant d'écrire partout et n'importe où qui distinguait Le Molesdine)… J’ai donc découvert émerveillée lors d’un voyage à Barcelone, les carnets-guide des grandes cités de la dite-marque.  C’est comme un guide de voyage que tu remplirais toi-même, tu y mets tes bons plans, tes adresses, il y a plein de petits gadgets (gommettes, calques, plans…) : un truc indispensable, donc !!!
Un peu de retenue m’a empêchée de l’acheter sur le champ (je me trouvais un peu ridicule d’aller jusqu’à Barcelone pour m’acheter un guide de Paris) mais pas trop longtemps (rassurez-vous).  Dés  mon retour dans la mère patrie, vous imaginez bien que j’ai aussitôt arpenté le pavé parisien pour retrouver (sans trop de culpabilité) l’objet du désir.  Chose rapidement faite, achat vite justifié (après tout cela correspondait bien à ce petit projet perso, à l’origine également de ce blog).  Et voilà !
Sauf que le dit carnet renferme quelques particularités assez amusantes.  En effet, un des aspects particulièrement attractif était l’association d’un plan détaillé de la ville aux pages blanches du carnet.  Mais le Paris de Moleskine ce n’est pas le même Paris que vous et moi, comme en témoigne la photo !!! 
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Dans le Paris de Moleskine, la butte aux cailles connait pas, Oberkampf et rue Saint-Maur ce n’est même pas la peine d’y penser, quant à Balard : Ba-quoi ??? A quoi tiennent ces choix ? Mystère… Moleskine a-t-il décidé de réduire la cité des lumières aux pérégrinations d’Hemingway (un de ces plus illustres utilisateurs) ? celui-ci n’avait peut-être jamais entendu parler du 20 ème arrondissement….
Moi je garderais donc pour moi le parc de Belleville séchement ignoré et sa sublime vue de Paris (la plus belle selon moi de son promontoire quasi-caché au bout d’un dédale de sens uniques et de petites rues pavées, eh oui la rue des Envierges ça se mérite !!)
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Tant pis pour Moleskine….

Donc voilà un joli objet mais pas nécessairement pratique
A vous de voir si vous voulez explorer le Paris selon Moleskine….

 

24.02.2008

Un moment de solitude...

... c'est quand tu enfermes les clés du scooter dans le coffre sous la selle alors que tes clés de maison, ton téléphone, ton portefeuille, tout quoi sont dans ton sac lui-même dans le top-case verrouillé...

 

Un grand moment de solitude ... c'est quand ce n'est pas le première fois que cela t'arrive mais la deuxième...

 

Petite rubrique interactive: si vous voulez participer et partager un grand (ou un petit) moment de solitude, n'hésitez pas à me l'envoyer, je me ferai un plaisir de le publier ;-) ...

22.02.2008

Ayant chanté tout l'été et l'hiver aussi...

7ab2c27ad0e3b7f05036cfbac7c9ea49.jpgA une encablure de Montparnasse, loin des néons criards, les deux cigales se sont installées dans la calme rue Bréa derrière une devanture acidulée aux couleurs vert anis.  La petite salle aux dominantes de framboises écrasées est tout aussi fraiche avec sa déco vive, ses poutres apparentes et ses photos exposées sur les murs blancs.
C’est une table où vous pourrez vous arrêter pour une halte agréable autour d’une carte alliant  des tartares délicieux, des sandwichs que l’on peut composer soi-même, des salades copieuses, une petite sélection de pates et quelques plats simples et goûteux (plats env entre 10 et 14 €).  Les cheesecakes sont délicieux.  Les produits sont frais et de qualité.
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L’accueil est charmant malgré l’affairement général (restaurant bondé le samedi midi).
Les deux cigales proposent également plusieurs formules de brunch (de 14 à 25€) pour lequel il faut simplement se présenter (pas de réservation pour le dimanche midi).
Une adresse qui pourra plaire à tout le monde, à tester donc...

Deux Cigales
Midi et soir du lundi au samedi
Brunch le dimanche
8 rue Bréa
75006 Paris
Tél : 01 43 25 87 99

21.02.2008

Un rat en passant

Certes le 13ème arrondissement est considéré par excellence comme le quartier chinois de Paris mais le 11ème peut largement être désigné comme son annexe avec ses magasins textiles de gros et semi-gros asiatiques que se sont étendues progressivement dans les petites rues calmes entre Bastille et le père Lachaise. 

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Peu étonnant donc de surprendre au détour d’un tournant du Chemin Vert ces festivités de l’année du rat, un groupe de danseur réalisant offrandes devant un petit magasin.

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Désolée pour la qualité nulle des photos mais le temps de freiner, poser le vélo, et dégainer, c’était quasi-fini…
 
L’année du rat est marqué par les changements, événements et catastrophes. 
Curieuse de découvrir ce qu’elle nous réserve.

 

20.02.2008

En suivant le cochon volant

 

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Les Flyings Pigs

sont le 23 janvier au Gibus à 22h

Venez, ça va déménager... 

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Plus d'infos  

 

Gibus 18 rue du fbg du temple 75011 Paris -Metro republique
 

18.02.2008

Paris multicolore...

Courrez-y (à dire vrai j’y suis déjà allée 2 fois moi-même)


Énorme, énorme coup de cœur pour cette exposition organisée par la Mairie de Paris qui vous accueille jusqu’au 31 mars 2008….
Saviez-vous que les techniques de photographie couleur existaient depuis le début du siècle dernier ?...
Moi non plus…
Du fait de leur complexité d’utilisation et de développement, elles sont restées longtemps réservées à une poignée confidentielle de photographes qui néanmoins ont réalisé dès la première guerre mondiale des témoignages colorés d’un Paris inconnu avant qu’Agfa et Kodak en développant les films souples et en améliorant les techniques de développement ne permettent d’en élargir l’utilisation.
Cette magnifique exposition regroupe une collection exceptionnelle de clichés s’étalant sur tout le siècle dernier offrant un témoignage bouleversant d’un Paris aujourd’hui disparu. 338ea15c6652542fd4cc246ace2b0429.jpg
Un Paris coloré, populaire, animé et grouillant avec tous ses petits commerces, ses halles survoltées et ses marchands de 4 saisons écumant ses rues.  C’est un temps où les 1er et le 2ème arrondissements n’étaient pas des façades de cartes postales mais abritaient des quartiers populaires, parfois insalubres où les bougnats vendaient vin et bois de chauffage derrière des façades de couleur ocre.  Au-delà, de la qualité formelle des clichés, ce qui est stupéfiant c’est combien la couleur permet de redécouvrir Paris et ses habitants dans une quotidienneté loin de la nostalgie rêveuse du noir et blanc ou des décors de cinéma et nous rapproche d’un bond de cette époque au fond si proche. On découvre brutalement un Paris inconnu.
Promenade magique et un peu enchantée, le temps de pause prolongé des Kodachromes du début du siècle ayant transformé les passants pressés en figures fantomatiques au milieu de ces décors inédits.
Très émouvants également une sélection de clichés de la 2ème guerre mondiale de Paris occupé puis libéré, nous révélant des parisiennes gracieuses et coquettes malgré l’adversité.
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Dans l’après-guerre ce sont les clichés d’Ernst Haas, de Doisneau (au regard ironique sur les barricades de 68) et de Saul Leitner qui nous renvoient à des années 50 et 60 colorées et affairées proche d’un décor de Tati, mais sans la naïveté.  Mention spéciale pour Peter Cornélius, photographe oublié et redécouvert à l’occasion de cette expo, dont la collaboration avec Prévert est à l’origine d’une vision sensible et atypique de la capitale et de ses habitants.
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La dernière période (des années 60 à nos jours) est beaucoup plus quelconque car, largement consacré aux séries de mode prenant Paris comme écrin, elle ne bouleverse pas notre vision de la ville.  Rien de neuf là sur la pellicule…
Que dire de plus : la scénographie est particulièrement réussie mettant en valeur les clichés, c’est gratuit et le goutte à goutte imposé à l’entrée permet de déguster les œuvres sans être submergé par la foule. 
Et si certains de vos proches ont vécu de visu ces périodes, je ne saurai que trop vous conseillez d’y aller avec eux pour partager leur émotion face aux souvenirs technicolors que ne manquera pas de faire resurgir cette redécouverte de Paris coloré.

Paris en couleurs
Hotel de Ville de Paris
Du lundi au samedi de 10h à 19h
Entrée gratuite (mais n’oubliez pas vos gants et votre ipod : il faudra attendre avant d'entrer)
Jusqu'au 31 mars 2008 
 
 
 Crédits photo :
       1)    Georges Chevalier
       2)    Saul Leiter
       3)    Sem Presser

 

17.02.2008

Des avantages des congrès

Petit détour par Lille pour un weekend.

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Ce qui est bien c’est que le palais des congrès est à quatre pas de la gare, ce qui simplifie les choses, même si du coup cela n’encourage pas assez à aller découvrir les rues pavées et les façades étroites et ouvragées du Vieux Lille.

 


Ce qui est mieux c’est qu’entre le palais des congrès et la gare, il y a les 3 Brasseurs, qui brassent eux-mêmes leur bière et vous permettent de déguster une flammekueche en attendant votre train….

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Bon appétit.

06.02.2008

Jachère ou pas jachère?....

Blog en friche par ici

Il ne se passe pas grand chose, c'est un peu l'hiver; mais c'est un peu comme l'hiver justement ça frémit, ça se ressource et même si cela parait un peu aride c'est plutôt comme lorsque sous la neige les perce-neiges puis les crocus puis les narcisses s'apprêtent à émerger...

Donc du renouveau... bientôt

Tout un programme...

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